Le Partage : Entre Utopie et nouvelle donne économique.
Aujourd'hui l'attention des médias se focalise sur le phénomène d'immigration, notamment des ressortissants Africains vers l'Europe. En FRANCE, l'immigration est vécue comme un enjeu majeur de notre Société. Si l'immigration constitue effectivement un enjeu, ce n'est pas tant à l'égard des conséquences ( gestion d'un besoin social spécifique, probème d'intégration ... ) mais plutôt quant aux causes.
En effet, il est indiscutable que cette immigration "subie et non "choisie" comme auparavant, est fondamentalement d'ordre économique. Ainsi poussés par la mysère et le désespoir, les candidats à l'exil tentent leur chance vers "l'eldorado" Européen à leurs risques et périls.
La population installée dans les pays riches et "développés", réclame alors la mise en place d'un rempart juridique et administratif contre cette mysère. Tandis ce que les pays du G8 prônent la liberté (absolue) des échanges à travers le Monde, ils instituent au quotidien un système visant à contrôler la circulation des individus (traité instituant l'espace "schengen") , à soutenir artificiellement notre production intérieure (PAC, aide à l'implantation ...), voire à entraver l'entrée de biens et services étrangers sur notre marché intérieur.
La suspension des négociations de l'OMC dans le cadre du cycle de DOHA, met en évidence l'incohérence entre un discours officiel de promotion du libre échange afin de favoriser la croissance et le constat quotidien d'une vision politique obsolète du Monde qui oppose les régions pauvres aux régions riches. La coopération et le soutien (financier) de projets locaux de développement par lUE et diverses ONG dont l'action est utile, ne semblent pourtant pas améliorer durablement la situation des pays "en voie de développement". L'institution d'échanges plus équitables, loin d'appauvrir les pays développés permetrait le développement de zones de croissance plus vastes et ainsi l'accroissement des échanges et de la production de richesse, seule alternative crédible pour un Monde durablement sur et stable.
Thierry ROBY
