Wednesday, February 28, 2007

Aujourd’hui, on observe une véritable prise de conscience concernant la nécessité d'agir sur la Mondialisation (1) afin de mieux organiser les échanges économiques internationaux et ainsi créer les conditions d'une croissance durable et non discriminante tout en préservant l’environnement. En effet, les conséquences de la Mondialisation, conduisent à une nouvelle forme de guerre, économique cette fois (2) qui tuent socialement sans faire de morts.

L'essentiel des richesse produites semblent encore concentré sur des zones géographiques bien définies (3), à savoir les pays développés (Etats-unis, Europe). Pour autant,les pays émergents ou « en voie de développement » sont-ils incapables de produire de la richesse. Il ne s'agit pas de la question de la production de biens, qui est admise suite à la délocalisation de la production des pays industrialisés et développés vers les pays en voie de développement. Mais il s'agit de savoir (mais surtout d'admettre) si les pays émergents, sont capables (grâce à leur savoir-faire et leurs capacités technologiques) de produire de la richesse (qu'on appelle communément « plus value »).
En effet mise à part l’Inde, qui connaît une croissance dynamique de ses exportations de logiciels et services Informatiques, la redistribution économique ne bénéficie pas réellement aux pays "en développement". Cette question se pose en particulier au continent Africain francophone, qui importe exclusivement les produits à plus value, qui y sont consommés (médicaments, équipements électroniques, services logiciels…), sans pouvoir produire elle-même des produits équivalents, faute d’investissements en capital et en technologie suffisants. L’accès aux marchés alimentaires, européen et nord-américain, lui est également interdit en raison principalement des subventions et des barrières douanières pratiquées.

En effet, le contexte économique actuel semble limiter ces pays à un rôle d'ajustement des coûts de production industrielle de biens, sans prendre en considération leur intérêt au développement. La libéralisation des échanges économiques, qui suscite tant de craintes, ne profite encore aujourd’hui qu'au Nord (Europe et Amérique du Nord), qui peut ainsi plus facilement (et avec moins de frais douaniers) exporter vers les pays en développement (pays du Sud), sans que ceux-ci puissent être en mesure d'exporter leur production vers les marchés des pays industrialisés.

Alors que faire pour la situation évolue favorablement ? Développer des projets associatifs dans le cadre d'Organismes Non Gouvernementaux (ce qu'on appelle la Société Civile Internationale 4) ou s'en remettre à l'action des institutions publiques Internationales ? L'OMC, sans être la réponse idéale, est sans doute l'un des principaux moyens dans l'immédiat de changer un peu la donne. Une réforme de l’APD (Aide Public au Développement) est également souhaitable, afin d’en faire un réel outil de développement économique (5).

Thierry ROBY

1 - « Agir sur la mondialisation », Jean-Michel SEVERINO, LeMonde.fr du 12/01/2007
2 - Droit International Public, J M DUPUY Précis DALLOZ
3 - « 2% de la population détient la moitié de la richesse mondiale » Le Monde du 6/12/2006
4 - « L'émergence d'une Société Civile Internationale » - Béatrice POULIGNY, CERI 2001
5 - « La France et l’Aide Publique au développement » - CAE 2006 (Doc Française ISBN : 2-11-006223-1 ).

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